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Couteaux de poche : quels sont les différents systèmes de verrouillage ?

Un système de verrouillage, ou "lock" en anglais, vous assure que le couteau ne se refermera pas pendant que vous l'utilisez. Cela vous permet de travailler en toute sécurité avec votre couteau de poche, sans risque pour vos doigts. Nous vous présentons les différents systèmes et vous expliquons les termes à retenir pour comprendre leur fonctionnement.

Linerlock

Créé à l'origine par Michael Walker, le linerlock est devenu l'un des systèmes de verrouillage les plus utilisés du marché. Il fonctionne grâce à une palette en métal montée sur ressort, la lockbar, que l'on trouve dans le manche du couteau. Elle vient se placer derrière la partie plate de la charnière, la lockface, avec un "clic" distinctif. Cette palette est dans l'axe de la lame. Elle se place derrière le pivot, empêchant le couteau de se refermer. Pour le déverrouiller, l'utilisateur doit pousser la lockbar hors du chemin de la lockface. L'avantage de ce système, c'est qu'il est très sûr pour l'utilisateur et qu'il est assez économique à fabriquer. On peut également facilement le manipuler d'une seule main. Par contre il faut faire attention, car lors du déverrouillage, votre doigt se retrouve entre le tranchant qui se replie et le manche. Il y a bien une résistance supplémentaire, grâce à la bille de détente, mais faites tout de même bien attention à vos doigts !

Framelock

Le framelock est également très courant. Ce système de verrouillage a été inventé par Chris Reeve et s'appelait à l'origine le RIL : Reeve Integral Lock. Pour faire court, le framelock est un linerlock plus costaud. Il fonctionne en gros de la même manière qu'un linerlock, sauf que c'est toute une partie fraisée du manche qui vient verrouiller la charnière. Vous profitez alors, en plus, de la solidité du manche au lieu de celle d'un simple liner d'un linerlock (souvent plus fin). Le matériau utilisé pour fabriquer le framelock est très important. Par exemple, un framelock en aluminium doit être renforcé d'un embout en acier, pour éviter l'usure. La choix du matériau et la précision avec laquelle le lock vient bloquer la lame vont déterminer la solidité du verrouillage. On peut également manipuler ce système d'une seule main. Et c'est la même chose qu'avec un linerlock : faites attention à vos doigts lors de la fermeture de la lame !

Backlock

Un autre système de verrouillage bien connu est le backlock. Il s'agit d'un ressort placé le long du dos du couteau, et qui vient se placer dans un emplacement spécial derrière la charnière de la lame, lors de l'ouverture. Au dos du manche, on trouve une ouverture qui permet d'appuyer sur ce ressort pour déverrouiller la lame. Lorsque cette ouverture est placée au milieu du manche, on appelle ça aussi un midlock, mais il fonctionne de la même manière. L'avantage du backlock, c'est que vos doigts ne se retrouvent pas dans le chemin de la lame qui se referme. Le backlock doit sa solidité au contact entre le ressort et l'emplacement spécial dans la lame. Mieux il s'y emboitera, plus le verrouillage sera solide. Il est important de bien entretenir un backlock et de le nettoyer régulièrement. Si de la saleté venait à se loger entre le ressort et la lame, la qualité du verrouillage pourrait être compromise. Le couteau risquerait alors de se refermer de manière inattendue. Il y a peu de risques, mais mieux vaut être prudent. L'un des couteaux les plus connus étant équipé d'un backlock est le [Buck 110](kato://product/Buck 110).

Tri-Ad-lock

Ce système de verrouillage a été créé par Andrew Demko pour Cold Steel, et il ressemble beaucoup au backlock. La principale différence est la goupille d'arrêt solide au-dessus de la lame, qui soulage le système de verrouillage pendant l'utilisation. De plus, le ressort qui vient se placer dans l'emplacement de la lame est plus gros et plus robuste. Il s'insère également plus profondément dans cet emplacement, ce qui renforce sa fiabilité.

La particularité du Tri-Ad-lock est qu'il se corrige lui-même. La palette de verrouillage (marteau) pivote autour d'une tige. Cold Steel ayant réalisé l'ouverture de cette tige de forme ovale, le marteau a suffisamment de place pour rétablir son placement et peut encaisser des coups lors d'une utilisation intensive. Un système très bien pensé !

Virobloc/Ringlock

Un lock que l'on retrouve principalement chez Opinel : le Virobloc, aussi nommé ringlock. Ici, la bague qui entoure la charnière doit être tournée par l'utilisateur, une fois le couteau ouvert. La charnière de la lame est donc solidement verrouillée grâce à cette bague. Ce type de verrouillage est actionné à deux mains afin de ne jamais placer les doigts trop près du tranchant. Cette bague peut également être utilisée pour verrouiller le couteau en position fermée. Il y a tout de même un risque que le Virobloc accroche un peu, s'il est sale ou humide. Il est important de bien l'entretenir. N'hésitez pas à appliquer une goutte d'huile de temps à autre à la bague, elle doit pouvoir pivoter avec juste la bonne résistance.

Axis-lock

L'axis-lock a été inventé par le coutelier Benchmade. Ce système se compose d'une palette, située contre le côté charnière de la lame. À l'arrière de cette charnière se trouve une ouverture, dans laquelle la palette à ressort vient s'insérer. Le dos du couteau est également doté d'un support fixe, la lame se retrouve bloquée entre deux points de soutien. Cela assure un verrouillage très solide et fiable. Pour déverrouiller la lame, il suffit de déplacer la palette à ressort sur les côtés du manche, en la tenant entre le pouce et l'index. Ce système ayant été créé par Benchmade, c'est surtout sur leurs couteaux que l'on retrouve ce verrouillage, même si d'autres fabricants ont également sorti leurs propre version. L'axis-lock est facile à utiliser et surtout très sûr.

Ball-bearing-lock

Ce système s'active de la même façon qu'un axis-lock. La principale différence est qu'un axis-lock dispose d'une palette horizontale, tandis que le ball-bearing-lock est équipé d'un roulement à billes. Ce roulement à billes est placé dans l'ouverture latérale de la lame, côté charnière, et bloque la lame en position ouverte. Ce roulement permet en plus une ouverture très souple de la lame. Ici aussi, il est impératif de bien nettoyer ce système et de bien l'huiler régulièrement, car le ressort derrière le roulement à billes est assez exposé à l'intérieur du manche.

Slipjoint

Le slipjoint est-il vraiment un système de verrouillage ? Ce n'est pas ce qui nous intéresse ici. Effectivement, un slipjoint n'applique qu'une résistance contre la fermeture de la lame, ce n'est pas un véritable verrouillage. Il ressemble plutôt à un backlock, sauf que le ressort ne se bloque pas au dos du couteau. Le linerlock présente juste une sorte de bosse, qu'il faut dépasser pour fermer le couteau. On retrouve ce système principalement sur les couteaux suisses, et sur les couteaux traditionnels. Mais au Royaume-Uni et au Danemark, il est de plus en plus populaire ! Les couteaux de poche avec un verrouillage ne sont pas autorisés dans tous les pays. Un modèle équipé d'un slipjoint offre une excellente alternative, tout comme les Spyderco UK Penknives. Lors de l'utilisation, un couteau ne doit, bien-sûr, pas se refermer trop facilement. Un slipjoint offre alors une bonne résistance.

Le button lock s'utilise aussi simplement que son nom l'indique. Un seul bouton. Et c'est tout ! Cette manipulation très pratique a fait la popularité du button-lock. Il est également très robuste. Mais alors pourquoi est-il si rare ? L'essentiel sur un button lock, c'est sa qualité de production et son réglage. La façon dont le button-lock bloque la lame ne laisse aucune marge de manœuvre à la palette. De ce fait, très peu de fabricants sont capables de réaliser ce système à grande échelle.

Compression Lock

Le Compression Lock a été pensé par le créateur de Spyderco : Sal Glesser. Il a pris le meilleur du linerlock, et y a ajouté une bonne dose d'ingéniosité. Au premier regard, le Compression Lock ressemble à un linerlock inversé, car on l'active à partir du dos du manche. Mais la différence principale est que la lockbar, la palette à ressort, ne vient pas se placer à l'arrière de la lame. Elle vient en fait se loger entre la lame et la goupille d'arrêt. Il s'agit d'une construction beaucoup plus solide. Vos doigts ne sont donc plus dans le chemin de la lame lors de la fermeture, et le Compression Lock est devenu l'un des systèmes de verrouillage les plus populaires.

Sub-Framelock

Le Sub-Framelock est, comme son nom l'indique, basé sur le framelock. Mais il a été doté d'une construction ingénieuse, où une lockbar en acier ou en titane vient se visser à l'intérieur du manche. Vous avez donc un look rappelant un linerlock, mais avec une lockbar visible. Cette technologie a été brevetée par KAI USA, la société mère de Zero Tolerance et Kershaw.

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